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AccueilActualitésProjet de loi de finances pour 2024 : les mesures fiscales impactantes

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Projet de loi de finances pour 2024 : les mesures fiscales impactantes

Le projet de loi de finances pour 2024 propose de nouvelles mesures fiscales touchant notamment à fiscalité internationale, la lutte contre la fraude et l’appui aux investissements industriels verts ; des changements qui auront un impact significatif tant pour les entreprises que sur les particuliers…

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Publié le : 29 juin 2023

Auteur

Corinne LECOCQ
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Renforcement du contrôle des prix de transfert 

Le projet de loi de finances prévoit plusieurs mesures en matière de prix de transfert dont les contrôles seront renforcés et intensifiés (attention donc aux valorisations des incorporels dans les opérations).

Parmi ces mesures, sont ainsi prévus : 

L’abaissement du seuil de l’obligation documentaire 

Le seuil de déclenchement de cette obligation pourrait demain être ramené à 150 millions d’euros de chiffre d’affaires ou d’actif brut au bilan. Bien que les PME/TPE resteraient en dehors du champ de cette obligation, il s’agit là d’une mesure qui tend à responsabiliser les entreprises et à renforcer le contrôle fiscal des prix de transfert. En pratique, tous les contrôles fiscaux que nous suivons en France à ce jour concernent des sociétés en deçà du seuil existant et il est particulièrement facile de surprendre les entreprises sur ce sujet tant sur la réalité des services que sur les justifications à apporter. Le seuil pourrait donc être encore revu à la baisse à l’avenir (50 millions ?). Pour information, le Maroc demande une documentation à partir de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Le renforcement de l’opposabilité de la documentation 

Dans sa « feuille de route », le Gouvernement évoque les constatations faites par l’administration fiscale lors de procédures de vérifications. Il arrive fréquemment que certaines entreprises ne respectent pas la politique de prix de transfert qu’elles ont pourtant elles-mêmes définies. La mesure proposée vise à contraindre ces entreprises à se justifier en cas de non-application de leur propre politique et de démontrer le respect des règles en matière de prix de transfert.  La charge de la preuve serait ainsi inversée…. 

Le renforcement des sanctions applicables 

Pour rappel, la documentation prix de transfert doit être présentée à l’administration dès l’ouverture d’un contrôle fiscal. Le défaut de réponse ou la réponse partielle à la mise en demeure effectuée par l’administration conduit à l’application d’une amende égale soit à 0,5 % du montant des transactions, soit à 5 % des rectifications du résultat fondées sur l’article 57 du CGI (le plus élevé de ces deux montants). Le montant de l’amende ne peut être inférieur à 10 000 € (article 1735 ter du CGI). La mesure proposée vise à fixer un montant plancher plus élevé que celui de 10 000 € actuellement en vigueur.

L’allongement du délai de reprise de l’administration 

L’une des dernières mesures phares proposées par le Gouvernement vise à étendre la durée de prescription en cas de cession d’actifs incorporels difficiles à évaluer. L’objectif principal de la mesure est de permettre à l’administration fiscale, lorsqu’elle contrôle des opérations de réorganisation intra-groupes conduisant à un transfert d’actifs incorporels hors de France, d’utiliser des informations postérieures aux opérations (éventuellement de plusieurs années) pour procéder à la rectification de la valeur qui a été retenue lors dudit transfert. Il est à noter que certains États (comme le Danemark, la Belgique ou encore les États-Unis et le Japon) ont déjà ménagé un délai de reprise spécifique, notamment pour traiter les impacts de la réévaluation de ces actifs incorporels. Il conviendra d’attendre le projet de loi de finances pour 2024 pour en savoir un peu plus sur le délai qui sera retenu… 

Autres mesures liées à la lutte contre la fraude

La lutte contre la fraude apparait au cœur du projet de loi de finances pour 2024, avec au programme de nombreuses actions envisagées :

  • intensification des contrôles fiscaux des personnes physiques ;
  • invitation à régulariser les erreurs commises sur le plan fiscal (datamining faisant apparaître des anomalies à faible enjeu financier) ,
  • augmentation des partenariats avec l’administration (+ 8 500 PME avec les services départementaux de la DGFIP) ;
  • social/fiscal : renforcement des collaborations entre services (OPS, douanes, accès à la DSN…) et avec l’URSSAF ;
  • création d’un délit spécifique pour les intermédiaires qui permettent/conseillent des montages de fraude fiscale (professionnels du droit et du chiffre non concerné s’ils ne participent pas eux-mêmes aux montages) ;
  • la facturation électronique confirmée comme outil de lutte contre la fraude fiscale tant en matière de TVA que de prix de transfert (révèle les liens entre entreprises) ;
  • déférencement des sites qui permettent une fraude à la TVA (e-commerce) ;
  • sociétés/fiscal : La TUP (transmission universelle du patrimoine) identifiée comme outil de fraude fiscale : augmentation du délai d’opposition des créanciers à 60 jours et publication obligatoire au BODACC.

Futur crédit d’impôt « investissement industries vertes » (C3IV) 

Sur ce sujet, on incite et on sanctionne. Un crédit d’impôt serait ainsi alloué aux  entreprises qui réalisent des investissements (corporels ou incorporels) liés à la transition énergétique et à la réindustrialisation verte : production de batteries, composants clés de batteries, de panneaux solaires, d’éoliennes et de pompes à chaleur.

Le crédit d’impôt pourrait atteindre 20 à 45 % du coût des investissements. Cette « carotte » serait  financée par des « bâtons » sur d’autres dispositifs (déplafonnement du malus des véhicules, verdissement des flottes des entreprises, limitation des dépenses fiscales défavorables à l’environnement).

 

Les informations indiquées dans cet article sont valables à la date de diffusion de celui-ci.

Auteur

Corinne LECOCQ

Associé - Tax leader international

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